L’Association Sceaux Marne Musiciens : l’historique

lundi 12 février 2007
par  Antony Chambon

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I - SA CREATION (1990) : PAR QUI ? COMMENT ?

En 1989, il était des habitants de la rue de l’Yser lassés du spectacle sans fin offert par l’état déplorable de la chaussée et des trottoirs de leur rue. Que faire ?... Ils en vinrent à se réunir…à se retrouver… Pour sortir de l’impasse un anonyme souffla le mot magique qui allait faire l’unanimité : ASSOCIATION !!!... On était déjà en 1990 !

A – Les fondateurs.

Ils ont été une quinzaine à se lancer dans l’aventure, hommes et femmes, en activité professionnelle ou récemment retraités. Ils se sont réunis au printemps 1990 chez madame et monsieur GILBERT, 35bis rue de l’Yser, pour confronter leurs points de vue sur leur rue, puis ses voisines, enfin leur quartier (cf annexe 1).

Leurs échanges ont porté bien entendu sur les caractéristiques du quartier et son insertion dans la cité. Avec étonnement ils ont pris conscience qu’ils vivaient dans un quartier sans nom, simplement référencé au regard du voisinage tantôt comme « une frange des Blagis » tantôt comme lieu-dit « là-bas », ou bien « de l’autre côté de la voie », expressions si souvent entendues. Ils ne s’en sont pas tenus à cela.

B – Le triple constat fondateur.

Le caractère du bâti de cet ensemble immobilier éclate aux yeux de tous avec le très fort pourcentage de pavillons à jardins attenants à peine écorné par l’existence de quelques immeubles de proportions modestes. Ces derniers n’altèrent en rien le fondement pavillonnaire du quartier et sa qualité de vie. Un tel équilibre a paru rassurant et la nécessité de le maintenir s’est affirmée.

L’absence de vie de quartier est constatée avec ses corollaires que sont le manque de liens, autres que privés, entre résidents et le vide face aux décideurs. Un besoin est patent aux yeux de tous. La désignation d’interlocuteurs représentant le quartier a paru une urgence.

La ville de Sceaux a connu depuis les années cinquante une fièvre de constructions et le paysage urbain des secteurs atteints a été transformé. Dans l’espace situé entre les Quatre Chemins et la gare du R.E.R. de Sceaux l’habitat collectif a progressivement supplanté l’habitat individuel. La ferme volonté d’éviter un tel processus, considéré comme une menace pour notre quartier, a fortement pesé en faveur de la création d’une association.


C – La fondation.

La décision est prise par l’assemblée générale constitutive qui se tient au Centre social et culturel des Blagis (C.S.C.B.), 2 rue du Docteur Roux, le 25 octobre 1990. Plus de quatre-vingt familles ont répondu positivement aux appels du groupe fondateur et ont donné leur accord. Toutes les décisions sont prises à l’unanimité y compris celle concernant le nom :

ASSOCIATION SCEAUX MARNE-MUSICIENS (A.S.M.M.)

L’A.S.M.M. est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Le 20 novembre 1990 elle a fait l’objet d’une déclaration à la sous-préfecture d’Antony où deux exemplaires des statuts ont été déposés. Elle se dote d’un logo symbole de l’unité du quartier.
Son aire d’activité s’inscrit dans un périmètre triangulaire délimité par les avenues Raymond Poincaré et Georges Clemenceau, la limite de Bourg la Reine et la voie du R.E.R., soit pratiquement entre les deux gares R.E.R. de Bourg la Reine et de Sceaux. Cet espace reçoit enfin un nom de baptême, celui de quartier Marne-Musiciens. Ce nom le tire de l’oubli et lui confère sa place dans la ville de Sceaux, celle demandée par les fondateurs et désormais reconnue de tous côtés.

De l’expression insécable Marne-Musiciens l’Association, seule, est dépositaire. Nul ne peut se l’octroyer ni en dissocier les termes sans son accord. Qui plus est, elle porte en son sein les racines et l’unité du quartier.

Le quartier Marne-Musiciens s’est bâti au fil du XXe siècle en plusieurs étapes dont les noms de rues nous renvoient une senteur d’époque et d’espace, et même de style d’urbanisme et d’esthétique.
En cent ans à peine, il est passé de l’état rural à l’état urbain. Ses racines perdurent avec les chemins de Paris et de Bagneux ce dernier devenu la rue de Bagneux qui, du sud au nord, étire ses pavillons en meulière datant de la Belle Epoque et de l’immédiat après-guerre.
Dans les années vingt l’urbanisation s’oriente résolument à l’est de la rue de Bagneux comme l’affichent les noms des voies nouvelles. Au lendemain du conflit meurtrier de 1914-1918 on rend hommage, d’une part aux combattants de 1914 ceux de la Marne et de l’Yser, d’autre part à deux grandes personnalités politiques : Jean Jaurès le grand socialiste assassiné le 31 juillet 1914 pour avoir voulu éviter la guerre, et Georges Clemenceau Président du Conseil (nov.1917-janv.1920), surnommé le « Tigre » et « Père la Victoire » de 1918,
Quand commencent les années trente, reste disponible à l’est du quartier un dernier secteur non bâti et proche de la gare de Bourg la Reine, C’est là qu’en 1933 un groupe de propriétaires fonciers crée « le lotissement de la gare » et dédie les noms des rues nouvelles à Mozart et à Berlioz…Ce choix fondé sur le thème de la musique a fait tâche d’huile jusqu’à la rue Saint-Saëns. La décision d’un bâtisseur mélomane est-elle à la source de l’identité de cette partie de Sceaux ? On peut le penser.

L’Association Sceaux Marne-Musiciens est donc en 1990 la troisième association scéenne de quartier aux côtés de l’Amicale des Clos Saint-Marcel (1978), devenue Sceaux Robinson, et de celle du quartier Chêneaux Sablons.


II – SES MOYENS D’ACTION (1990-2005).

Dès sa fondation l’A.S.M.M. se dote des moyens pratiques, juridiques et éthiques de mener au mieux son engagement.

A- Les statuts.

Ils ont été rédigés en 1990, puis révisés en 1993, en 1999 et en 2004 pour élargir le champ d’action de l’Association et en préciser le fonctionnement. Ceux de 2004 introduisent un dispositif de vote à bulletins secrets. A l’article 2 sont définis les buts de l’Association.

En 1990 il est dit à l’article 2 : « Cette association a pour buts principaux :
§ de défendre et d’améliorer la qualité de vie du quartier en dehors de toute action partisane,
§ de développer la communication et l’entraide entre les habitants du quartier. »

En 2004 l’article 2, objet associatif, est précisé : « L’A.S.M.M. a pour but de :
§ conserver au quartier son caractère d’habitat pavillonnaire de faible densité,
§ défendre le patrimoine, l’environnement et le cadre de vie local,
§ développer la communication entre ses habitants et favoriser l’entraide.
§ Elle a également pour but de participer à la réflexion concernant la protection du patrimoine, de l’environnement et du cadre de vie sur le territoire communal. A ce titre le Conseil d’administration peut conduire des actions communes avec d’autres associations de Sceaux …agir en justice…
Et il est ajouté :
§ Les objectifs de l’Association seront conduits en dehors de toute action partisane. »
Ce dernier point est fondamental ; il attire notre attention sur le respect des convictions de chacun ; l’engagement associatif doit s’interdire toute dérive et l’Association ne peut être au service d’une ambition quelconque (cf. annexe 2.).

B – Les acteurs internes.

Le Président : chaque année il est élu ou confirmé par le Conseil d’Administration. Ont exercé cette responsabilité :
§ Monsieur Antonin GILBERT (1990-1999)
§ Monsieur Antony CHAMBON (1999-2004)
§ Monsieur André LANXADE, à compter du 30 novembre 2004.

Les adhérents : ils sont entre cent et cent quarante foyers et ils représentent environ 20 à 25% des résidents du quartier. Ils peuvent saisir directement le président ou tout autre administrateur pour une demande personnelle ou une suggestion. Souvent des administrateurs répondent à des demandes d’information, de médiation ou d’accompagnement… par exemple auprès des services techniques.

C- Les acteurs externes.

Le Maire est le principal interlocuteur :
Monsieur le maire RINGENBACH et le président de la nouvelle association se sont rencontrés, à l’Hôtel de Ville, pour la première fois le 19 novembre 1990,. Le premier magistrat se déclare « heureux qu’il existe des associations de quartier pour que puissent s’établir des dialogues constructifs. »
Sur cette reconnaissance de représentativité s’ouvre le premier tour d’horizon sur le quartier. A titre d’exemple nous en retenons la teneur : l’entretien de la rue de l’Yser, le réaménagement des Gémeaux et ses conséquences, la sécurité des personnes et des biens, de la circulation, l’installation du Club House, l’utilisation du parc de stationnement Albert Ier. Les échanges ont été cordiaux, sans exclure la franchise.
Les contacts directs restent chaque année un moment fort de la vie du quartier ; ils se sont maintenus au rythme annuel de deux, au gré des urgences réciproques.
A l’arrivée du nouveau maire Philippe LAURENT, acquis et ouvert au dialogue, cette relation s’est poursuivie dans sa teneur et sa cordialité ; ainsi par exemple la rencontre du 29 mai 2004, dont les têtes d’affiches disent la richesse et l’importance : aménagement du parc de stationnement Albert 1er (crèche, Maison de l’Enfance), nuisances sonores ( lycée Florian, piscine, stade Léo Delibes), travaux rue Léo Delibes, suivi des « Recommandations » concernant notre quartier et dont un bilan doit être fait…

Les autres associations de quartier :
Au nombre de sept actuellement, elles affichent des objectifs proches de ceux de l’A.S.M.M.. Des rencontres ont lieu ; une assistance mutuelle peut intervenir au regard de certaines situations : ainsi en 1998, l’A.S.M.M. s’est, avec elles, opposée au projet de démolition de la villa construite par l’architecte de renom André Lurçat au 2bis boulevard Desgranges. De son côté, l’A.S.M.M. a pu compter sur le soutien écrit de la plupart d’entre elles dans son opposition au projet de couverture de trois courts de tennis dans le quartier Marne-Musiciens.

Le Centre social et culturel des Blagis (C.S.C.B.), 2 rue du Docteur Roux, où a été fixé le siège social de l’A.S.M.M. et dont celle-ci est adhérente. L’Association, par l’entremise permanente et efficace d’un groupe d’adhérents, en particulier monsieur Gouge, collabore régulièrement à l’organisation et au déroulement du Rallye des Blagis dont le C.S.C.B. est la cheville ouvrière.

Enfin l’Association qui adhère aussi à l’association « Sud Environnement » n’hésite pas à se tourner vers tous les organismes qui sont partie prenante dans la vie du quartier : le Lycée professionnel Florian, la R.A.T.P., le Commissariat de police, le Tennis Club de Sceaux (T.C.S.), voire le Syndicat d’Initiative de la ville de Sceaux…

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III – L’A.S.M.M. : SEIZE ANS D’ACTIVITE (1990-2006).

Nous ne saurions qu’être modeste dans notre volonté d’évoquer la longue première tranche de la vie de l’A.S.M.M. Elle laisse derrière elle une véritable somme de faits, d’interventions et de rapports. Loin de nous l’idée d’un inventaire chronologique et narratif. Un rappel des grands acquis ou des déceptions de la période semble au contraire très à propos ici.

A - Une réussite : la grande famille Marne-Musiciens.

Elle est née en 1990 et a comblé le vide constaté par les fondateurs. Quand ces derniers se sont tournés vers les résidents, leur accueil et l’empressement des réponses ont signé une volonté d’avancer. Le désir de rapprochement et de communication existant de part et d’autre deux décisions ont répondu aux attentes. La première a été l’édition d’un bulletin bisannuel, la seconde le choix de deux rencontres conviviales : l’une en janvier, après la tenue de l’assemblée générale pour le partage de la Galette des Rois, l’autre en juin à l’occasion d’un apéritif buffet offert par l’association à l’ensemble des résidents du quartier.
A chaque rendez-vous nous nous sommes régulièrement retrouvés plus d’une centaine de participants et avons pu, les uns ou les autres, rencontrer des résidents voisins mais souvent non abordés ; le désir de se retrouver s’est toujours manifesté.
Monsieur le maire est notre invité. Il nous fait l’honneur de nous rejoindre, accompagné de son épouse, et de s’attarder, retenu par cette senteur conviviale et cordiale. Souvent aussi il a pu s’adresser aux invités, expliquer par exemple des dispositions concertées avec les responsables de l’association ou s’exprimer sur d’autres en suspens.

Des occasions de se retrouver s’insèrent dans ce calendrier ; depuis une dizaine d’années le Rallye des Blagis tombe en mai. Il est organisé par le C.S.C.B. dont nous sommes membre adhérent et une équipe emmenée par monsieur Gouge participe à l’organisation du circuit puis anime une étape. Une fête clôt la journée à l’occasion de la remise des prix suivie d’un buffet dînatoire avec orchestre.

Des échappées hors du quartier ont aussi rassemblé quelques dizaines de participants ; ainsi en a-il été des sorties au cimetière orthodoxe de Sainte-Geneviève des Bois (novembre 1994), puis à Port Marly pour visiter le château de Monte-Cristo construit par Alexandre Dumas père (mars1995) et à Port-Royal sur les pas de Jansénistes (1996).
L’option a été mise ensuite sur des sites moins éloignés, tels des musées parisiens : de la Légion d’Honneur, de la Marine, musée Guimet, ou à l’Arboretum de Chatenay-Malabry (16 mai 2004, 36 participants), visites aussi de l’intercepteur des eaux usées Blagis-Cachan (puits dit « Montrouge, à Bourg la Reine).

La création de l’Association a ouvert dans notre quartier une large plage de sociabilité répondant à un fort besoin de relations. Nous avons désormais le sentiment d’être partie prenante d’une large et forte famille. Les artisans de cette chevauchée amicale et conviviale qui reste ouverte à tous ne sauraient que se réjouir de ce résultat. Mais la route n’est pas terminée.
La sécession même d’un petit groupe, mû par des ambitions politiques incompatibles avec nos statuts, et parti dans le sillage d’une ambition personnelle, a bien entendu été une contrariété. L’A.S.M.M. reste au service de tous ; elle ne saurait que tenir sa route et donner plus d’ampleur à la solidarité, à l’entraide et à l’ouverture.


B- Urbanisme : une grande et ferme vigilance.

Nous devons conserver au quartier Marne-Musiciens son caractère d’habitat pavillonnaire de faible densité. C’est notre objectif majeur.

Pendant ces quinze années il n’a subi que peu d’atteintes et c’est pour nous une première satisfaction. Nous avons été surpris et impuissants devant la construction, au 74bis de la rue de l’Yser, d’un immeuble de trois logements bâti sur un terrain de cinq mètres de large ...Une leçon pour nous tous sur les risques encourus !
Par contre nous sommes restés très attentifs à l’évolution du Plan d’Occupation des Sols (P.O.S.) fondement de toute projet d’urbanisme. Dès 1991 un groupe de travail composé de cinq membres permanents est chargé de suivre la révision du P.O.S. en cours avec mission de :
§ préserver les parkings des Gémeaux et Albert 1er,
§ éviter la densification du triangle avenue Poincaré, chemin de Paris, voie du R.E.R.,
§ obtenir que dans chaque construction le nombre de logements soit limité à deux.
Pas de résultat positif.
Mais en 1993 le P.O.S. de Sceaux est annulé à la suite d’un contentieux opposant deux résidents de la rue de la Marne. Après les dix-huit mois de la nouvelle procédure le P.O.S. est finalisé et approuvé par le Conseil municipal le 30 mars 1995.
Les demandes de l’Association ne sont pas retenues : nous devrons subir l’augmentation, devenue légale, du nombre de petits logements dans le quartier. Le C.O.S. de 0,70 que l’A.S.M.M. refuse est confirmé sur le triangle de pointe avenue Poincaré, Chemin de Paris et voie du R.E.R. Cette réserve foncière semble promise, à terme, à la densification dont nous ne voulons pas. Nous ne pouvons qu’en être inquiets, d’autant que, le 7 octobre 1995, le préfet des Hauts de Seine écrit au maire de Sceaux qu’il conviendrait entre autre : « de favoriser une densification localisée de préférence à proximité des stations de la ligne B du R.E.R. » Voilà qui peut conforter nos décideurs dans leurs projets.

Des révisions ponctuelles du P.O.S. interviennent pendant la décennie 1995-2005. Nous n’en retiendrons que celle dont le libellé est le suivant : « Révision simplifiée du Plan d’Occupation des Sols de la ville de SCEAUX. » Elle a donné lieu à enquête publique du 08 mars 2005 au 07 avril 2005 et son objet a été :
§ aménagements sportifs de la rue de l’Yser : piscine municipale et tennis,
§ extension et réhabilitation du lycée professionnel Florian,
§ aménagement du secteur Albert 1er et construction d’un pôle de la petite enfance.

Quand le conseil d’administration en a été informé, il a redouté une remise en cause du caractère pavillonnaire affirmé par le P.O.S. de 1995, crainte injustifiée selon monsieur le maire. En diffusant un tract le 21 mars 2005, l’A.S.M.M. alerte les adhérents et l’ensemble du quartier. Nombreux sont ceux qui viennent apposer sur le registre d’enquête le volet détachable proposé par le conseil d’administration de l’A.S.M.M.
Le commissaire enquêteur émet un avis favorable le 02 mai, sous réserve que « le terrain d’assiette du parking de la piscine soit maintenu en zone UEa » c’est-à-dire conserve un C.O.S. de 0,5, celui de la zone pavillonnaire resté inscrit dans le P.O.S. de 1995.
Si d’une part il fait une telle concession, il entérine d’autre part des règles d’urbanisme nouvelles plus densifiantes : modification des hauteurs (R+2+combles au lieu de R+1+combles), possibilité de construire en limite de mitoyenneté ou de voirie. En nous recevant le 04 mai, le Maire nous confirme l’abandon du projet de construction de logements sur l’emprise du parking de la piscine ; il n’est plus question de la construction de maisons de ville en bordure de la rue de l’Yser. Il le réitère dans sa lettre du 15 mai adressée aux résidents concernés et le Conseil municipal adopte la modification du P.O.S. dans sa séance du 26 mai 2005.
Nous devons ces concessions à la teneur et à la vivacité de notre réaction, mais aussi au soutien massif des adhérents qui a été déterminant dans ce résultat positif. Il reste encore à l’améliorer.

La question de la « pointe » ouest demeure en suspens alors que d’autres projets surgissent. Elle réapparaît avec le projet de construction d’une Maison de l’Enfance sur le parking Albert 1er, un « bâtiment de 2500 mètres carrés. » Le maire déclare au conseil municipal le 27 janvier 2005 : « L’urbanisation du secteur ne peut pas être effectuée sans prendre en compte « la pointe. » Le terrain appartient à trois propriétaires différents ; outre le restaurant de la pointe, la Ville possède le parking et une petite maison. Le conseil général possède des locaux. Le reste appartient à un propriétaire privé. Nous ne manquons pas d’idées. Le problème est avant tout un problème d’aménagement urbain. Ce secteur est très intéressant, car il est situé à proximité de la gare et en bordure d’un quartier pavillonnaire. Nous avions déjà discuté du schéma d’aménagement de ce secteur lors d’une commission d’urbanisation de 2003. Les orientations n’ont pas évolué pour le moment. »
Que nous réserve-t-on ? Si nous accueillons de bon gré les soixante lits de la crèche et le pôle de la petite enfance, nous sommes résolument hostiles à toute densification et au béton qu’elle véhicule incompatibles avec l’homogénéité du quartier Marne-Musiciens. Nous n’avons pas levé .notre opposition au C.O.S. de 0,70 imposé en 1995 pour la « pointe. » Nous voulons là beauté, qualité, harmonie, avec les « Recommandations. »

C - Un acquis…définitif ? Les RECOMMANDATIONS de 2002.

Il s’agit d’un ensemble de dispositions encourageantes propres à préserver les caractères du bâti du quartier Marne-Musiciens. Elles résultent des travaux de la « Commission consultative chargée de l’étude et de la mise en forme du projet de création d’une Zone de protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager » (Z.P.P.A.U.P.). Celle-ci a reconnu, dans un rapport de février 2001, que le quartier Marne-Musiciens est un ensemble construit « dont l’homogénéité urbaine mérite d’être sauvegardée. »

Rédigées par l’architecte monsieur Bailly en collaboration avec la Mairie et l’A.S.M.M. elles s’intitulent :

« RECOMMANDATIONS APPLICABLES AU QUARTIER MARNE-MUSICIENS. »

Le document a été approuvé par le conseil municipal dans sa séance du 14 novembre 2002 ; il est, depuis cette date, remis par les services techniques à tout demandeur de permis de construire du quartier Marne-Musiciens. (Annexe )

Les recommandations s’affirment comme une étape en vue de leur traduction en règles lors du passage au P.L.U. (Plan Local d’Urbanisme) à traves son volet patrimonial. Monsieur le maire a précisé, lors de notre rencontre du 04 mai 2005, qu’il n’envisage pas de lancer la procédure du Plan local d’Urbanisme dans le court terme. Nous attendons.

Lorsque le passage au P.L.U. se fera les Recommandations deviendront des règles et leur application aura un caractère obligatoire pour la zone UEa de C.O.S. 0,5, c’est-à-dire le quartier Marne-Musiciens. Ce sera alors un acquis fondamental.


D- La préservation de l’environnement et du cadre de vie.

L’A.S.M.M. place la conservation et l’amélioration de son patrimoine au cœur de ses activités.

Elle est contrainte, en ce domaine, de prendre en considération le rôle qui, au fil du temps, a été dévolu au quartier Marne-Musiciens, celui d’être une aire de loisirs de la ville de Sceaux avec la piscine, les neuf courts de tennis, le gymnase, et même le Théâtre des Gémeaux qui lui impose le stationnement de ses spectateurs. Une sensibilité qui dépasse les limites de notre quartier Marne-Musiciens.

1 - Projet de couverture de courts de tennis, rue Léo Delibes : son abandon.

Depuis longtemps le Tennis Club de Sceaux souhaite disposer de tennis couverts et presse la Mairie de lui en offrir sur le territoire communal. Déjà, en 1984, monsieur le maire rassurait un riverain des tennis en lui écrivant : « il n’est pas dans mes intentions de faire réaliser le projet de couverture de deux terrains des tennis rue de l’Yser. » En mai 1997 il le lui a confirmé.

Le projet reprend corps aussitôt sur un autre site, à savoir les installations de la rue Léo Delibes ; trois courts, en ligne, nous assure-t-on seront couverts par des bulles, soit une emprise de trois fois 16 mètres de large sur 36 mètres de long, et 8,5 mètres de hauteur faisant ensemble un écran de 108 mètres de long. Le désaccord des riverains est unanime et fort ; ils sont plus de trente à solliciter l’intervention de l’A.S.M.M. Son conseil d’administration en délibère et, 14 administrateurs sur 14 étant présents, rejette, par vote à bulletins secrets, le principe même de ce projet. L’Association devient l’interlocuteur de la Mairie.

Attaché au respect des statuts, le conseil d’administration charge son président d’écrire personnellement à chacun des élus pour lui signifier la détermination de l’Association et son opposition à un projet qui ne pourra que dégrader le patrimoine paysager et porter atteinte au cadre de vie de nombreux résidents.
Informés par lettre et réunis au siège, la plupart des présidents des autres associations de quartier apportent leur soutien à l’action menée.

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Attaché au respect des statuts, le conseil d’administration charge son président d’écrire personnellement à chacun des élus pour lui signifier la détermination de l’Association et son opposition à un projet qui ne pourra que dégrader le patrimoine paysager et porter atteinte au cadre de vie de nombreux résidents.
Informés par lettre et réunis au siège, la plupart des présidents des autres associations de quartier apportent leur soutien à l’action menée
La présentation du projet « in situ » par les responsables municipaux n’est pas de nature à modifier le point de vue de l’Association. Monsieur le maire s’oriente vers d’autres voies en particulier l’intercommunalité.

Le dénouement intervient le 25 mai 2000 quand monsieur le maire informe le conseil municipal de l’abandon de ce projet de couverture des tennis et de sa volonté de recherche d’une solution intercommunale. On peut lire dans « Sceaux Magazine » de septembre 2000 : « le projet de tennis couverts au stade Léo Delibes : définitivement abandonné au profit de solutions intercommunales à Bourg La Reine ou éventuellement, à Fontenay aux roses. »

C’est un succès pour le quartier et l’Association Sceaux Marne-Musiciens.
Nous comptons sur la pérennité de cette décision. Au-delà des décideurs notre opposition s’adresse également à tous ceux qui, au nom de telle ou telle priorité, n’hésitent pas à faire du quartier Marne-Musiciens une cible pour des opérations rejetées ailleurs.


2 - Cadre de vie : protection et propositions.

Aux prises avec des nuisances, des adhérents ont fait appel à l’Association pour faire cesser la gêne subie ou vaincre les inerties rencontrées dans leurs démarches personnelles.

§ Nuisances dues aux courts de tennis de la rue de Yser :

arrosage bruyant dès 6 heures du matin, poussière de terre battue, éblouissements par des projecteurs puissants. Tout est rentré dans l’ordre après des démarches qui ont duré de septembre 2002 à 2005 : remplacement de la surface en terre battue par une surface type « quick » et donc plus d’arrosage ni de poussière, « casquettes » posées sur les projecteurs incriminés et remise en place de la coupure automatique à 22 heures.

§ Nuisance sonore provenant des deux systèmes d’extraction d’air de la piscine :

apparue pendant l’été 2000, elle a alimenté longtemps notre correspondance. Les travaux ont été réalisés en décembre 2003 et des acousticiens chargés d’en contrôler la fiabilité par la suite. un retour du bruit en été a nécessité d’autres courriers

§ Nuisance sonore provenant du Lycée professionnel Florian :

dans ce cas l’interlocuteur est le Conseil régional dont il a fallu, au départ, subir l’inertie, voire l’indifférence qui ont érodé la patience du voisinage. Le bruit, apparu en 2002, n’est portée à la connaissance de l’Association qu’en mai 2003 par un adhérent qui écrit : « Le bruit émis par la ventilation du lycée…porte atteinte au calme de notre quartier et à notre santé. » Voici les étapes d’une incompréhension mal vécue :
- Année 2003 : courriers de l’A.S.M.M., à la Mairie qui répond et demande la mesure du bruit à la D.A.S.S., à madame la proviseure qui nous informe qu’un « bureau d’étude technique du Conseil régional a été chargé de la recherche d’une solution. »
- Année 2004 : aucun avancement si ce n’est, cette fois encore l’annonce d’ « une étude du problème courant octobre » suite à une pétition de 50 riverains très mécontents d’être ignorés et abandonnés.
- Année 2005 : l’A.S.M.M. envisage le dépôt d’une plainte devant le tribunal pénal en se constituant partie civile. La Mairie en est informée.
- Après ? En septembre 2006 la ventilation n’a pas été remise en route. Pour les repas, non préparés au lycée, il est fait appel à une société de restauration collectivie.


3 - Circulation et stationnement, sécurité des piétons.

Dès sa création, l’Association procède à l’inventaire des questions relevant de ces domaines et siège à la commission extra municipale « Sécurité, circulation et stationnement. » Pour mieux cerner notre activité, nous procèderons par étapes.

1re étape : Aménagement de la rue de l’Yser et stationnement.

Il est prévu que les travaux de la rue de l’Yser soient réalisés en deux tranches en 1992 et 1993. L’A.S.M.M. prend acte du projet et met l’accent sur le stationnement en raison de la surcharge de véhicules constatée dans le secteur piscine encombré chaque fin de semaine et aux beaux jours. Elle demande que le parc Albert 1er soit mieux aménagé, rendu plus visible, sécurisé en vue de cet unique usage car devenu un lieu d’entrepôt de la société Galet-Delage et encombré. Pour sécuriser les déplacements des piétons, elle propose des aménagements :
§ au débouché de la passerelle rue de l’Yser,
§ à la sortie du garage Goualin,
§ à la sortie de la rue Albert 1er sur l’avenue Poincaré.
Elle se prononce pour un stationnement unilatéral à créer rue Albert 1er et à maintenir rue de Bagneux.

Le 22 janvier 1992 toutefois s’engagent des travaux qui, dans notre esprit et nos propos, ne devaient être réalisés qu’après la finition du chantier de l’Yser, ceux de l’important carrefour Poincaré-Clemenceau-Marne-Bagneux. L’Association n’a été saisie de son aménagement que le 16 janvier alors que les plans existaient depuis seize mois. Nous marquons notre étonnement.
La concertation n’a tenu qu’en trois schémas rectificatifs et une liste de propositions. Nous avons eu la satisfaction d’être entendus sur plusieurs aspects, mais il a fallu par la suite revenir sur certains, en particulier revoir le fonctionnement des feux tricolores.

Nous poursuivons en nous guidant avec les rapports du groupe de travail « Circulation et stationnement » de l’A.S.M.M.

2eme étape : Encore rue de l’Yser et stationnement (rapport de décembre 1994.)

Il concerne la réfection de la rue de l’Yser dont la première tranche est en finition. L’Association apprécie qu’une nouvelle barrière ait été posée le long de la voie du R.E.R pour mettre un terme à la circulation de piétons engagés sur les voies.
L’A.S.M.M. demande le marquage d’une place de stationnement pour handicapés, un ralentisseur au débouché de la rue de l’Yser sur la rue de Bagneux et la passerelle alors que selon les services techniques jugent un « stop » est préférable. La 2eme tranche est annoncée pour le premier semestre 1995.
Des travaux ayant lieu, rue des Blagis à Bourg la Reine, l’association demande à la Mairie de Sceaux de veiller au raccordement avec la rue Léo Delibes où se pose aussi un problème de stationnement ainsi que sur plusieurs sites. Le président écrit au maire « Une nouvelle fois les résidents des rues Delibes, Mozart, Berlioz, Marne et Yser demandent que leurs rues ne soient plus transformées en parc de stationnement pour les usagers du R.E.R. La création d’une zone verte à Bourg la Reine a repoussé et intensifié à Sceaux le stationnement « ventouse » et aggravé la gêne subie par les résidents ; leur irritation est d’autant plus grande que cette décision n’ a pas donné lieu à concertation avec les responsables scéens. »

L’Association est aussi d’accord pour que le stationnement rue Albert 1er soit interdit sur la section en courbe. Elle veut la fin du silence de la D.D.E. sur la création d’un passage pour piétons avenue Poincaré et la révision des feux de signalisation du carrefour Clemenceau-Marne-Bagneux.

3eme étape : Contre la vitesse : « un quartier 30. » (Rapport de février 1996. )

Il est centré sur la vitesse de circulation des véhicules à travers le quartier et les risques encourus par les piétons et les cyclistes : « Dans un quartier habitué à plus de mesure la vitesse de circulation augmente ; toute ligne droite devient une occasion de performances hors même de la D77 où passent des conducteurs pressés. Si le déplacement à pied ne relève pas encore de l’aventure le risque encouru y devient réalité. C’est le cas de la rue Léo Delibes où existe une surcharge de trafic…de la rue de la Marne au carrefour Marne-Bagneux-Clemenceau, de la rue de lYser…, de l’avenue Poincaré… » Au vu du constat, l’Association propose « une limitation de la vitesse sur la totalité de notre quartier ,en fait la création d’un QUARTIER 30 c’est-à-dire à vitesse limitée à 30 km/h. où la circulation des piétons et des cyclistes pourra se développer. »

Elle insiste pour obtenir des aménagements dans les rues mentionnées et pour une relance de la D.D.E. responsable de la D77. Elle revient sur les difficultés de stationnement provoquées à Sceaux par la fréquentation de la gare de Bourg la Reine, par la fréquentation la piscine, des tennis et des Gémeaux ; elle rappelle la nécessité de concertation entre les municipalités de Bourg la Reine de Sceaux.
Le rapport du 23 février 1996 est adressé à monsieur le maire de Sceaux. Le 08 avril une réunion de quartier se tient sur le thème « Circulation et stationnement dans le quartier Marne-Musiciens. »


4eme étape : Un tournant.

Une nouvelle question est venue s’ajouter aux débats, celle du Minibus sur lequel plane une menace de suppression. Pour sa sauvegarde, l’A.S.M.M. a organisé dans le quartier, en juin 1995, une pétition qui a recueilli quatre cents signatures. Préserver « le seul moyen de transport public entre notre quartier, isolé et périphérique, et le centre de la commune » reste aussi une priorité. Quand l’arrêt à la demande doit cesser, sur plainte d’un usager de la route et des raisons de sécurité, l’Association intervient et obtient un nouvel arrêt permanent qui est fixé rue Léo Delibes, devant le numéro 19, à l’angle de la rue Georges Bizet.
A cela se joint le rapport de l’Association de janvier 1998, reprenant celui de 1996. Il marque lassitude et irritation devant l’aggravation des difficultés de stationnement, la lenteur des aménagements en matière de stationnement et de suite à donner au projet de « quartier 30. » Ce dernier projet a reçu une approbation d’estime, mais l’expérimentation et la mise en place se font ailleurs : aux Chêneaux-Sablons, au Parc de Sceaux, rues du Lycée, Jean Mascré, du docteur Roux et des Coudrais alors que nous avons été les premiers à soulever ce type d’avancée. Bien d’autres questions restent en suspens …

Pourtant la concertation devient à la fois plus large et plus fréquente ; c’est du moins l’impression que laisse la rencontre maire /président du 16 novembre 1998 avec l’annonce de l’intérêt du projet de « Zone 30. » En mai 1999, il est sur les rails nous annonce-t-on : la rue Léo Delibes sera la première aménagée.
Avec l’arrivée du nouveau maire Philippe Laurent les dossiers sont repris dans la continuité et poursuivis avec un nouvel élan.

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5eme étape : la poursuite des aménagements.

L’Association a suivi de près les aménagements nouveaux intervenus, Au nombre de ces améliorations nous retenons les mises en « Zone 30 », les carrefours : de la Libération (Gémeaux) et Jaurès-Marne-Mouret, les mises en souterrain des réseaux aériens promises par le nouvel élu à la Mairie.

La rue Léo Delibes : « Zone 30. »

L’Association s’en est souciée dès sa création. Située en limite de Bourg la Reine en prolongement de la rue des Blagis, la rue Léo Delibes n’est pas calibrée pour l’important trafic qu’elle subit. Aussi fait-elle régulièrement l’objet de demandes d’intervention de la part des riverains qui souhaitent une diminution du passage des véhicules lourds.
En octobre 1999 on convient de la solution d’une « rue zone 30. » Le panneau de limitation de la vitesse posé à l’entrée de la rue se révèle très vite inopérant.
En juillet 2002 le président saisit à nouveau les élus et demande des aménagements à la hauteur du préjudice subi en raison de « la vitesse de circulation élevée, des vibrations ressenties du fait du passage de véhicules lourds et rapides, de la dégradation répétée de la chaussée, du fréquent non-respect du sens interdit pour l’accès au gymnase. » Un projet de « renforcement de la zone 30 » est étudié avec les services techniques ; sa mise en oeuvre apporte des améliorations ponctuelles sans clore le débat et l’insatisfaction côté riverains, côté association. La solution est certainement dans des décisions devant lesquelles les responsables, y compris ceux de la R.A.T.P., hésitent ou reculent.

La « Zone 30 » de la rue de la Marne et l’ aménagement du carrefour Jaurès-Marne-Mouret :

aboutissement d’une très longue négociation entamée en 1996, poursuivie en 1998, reprise en 2001, avec échanges de correspondances, réunion « in situ », réunion de quartier. Le 20 octobre 2001 l’accord est convenu entre l’Association et la Mairie. La rue de la Marne en est devenue plus rassurante pour les cyclistes et les piétons, plus sûre pour tous.

La mise en souterrain des réseaux aériens (électricité, téléphone)

intervient dans la rue de la Marne en 2004, du 16 février à la fin juin. Le paysage en sort renouvelé. La nouvelle étape se fait encore attendre dans les autres rues en 2006. Nous attendions davantage sur ce point auquel nous tenions et tenons encore pour que soit couvert l’ensemble du quartier Marne-Musiciens. Nous gardons des regrets même si la rue Berlioz doit être prochainement traitée. Pourquoi cette priorité a-elle été déplacée ?

Aménagement de l’Avenue Clemenceau par la D.D.E.

Entre 1999 et 2004 l’Association a suivi le dossier. Après analyse de l’« Extrait de projet de juin 2000 » elle en accepte les principales dispositions et suggère d’autres options. Elle :
§ demande la création d’un rond-point au carrefour de la Libération (Gémeaux),
§ objecte que la matérialisation de la bande centrale par une simple ligne peinte sera insuffisante et inefficace,
§ met un accent sur la signalisation « Ecole » qui ne doit pas être sous estimée,
§ émet des réserves sur l’enclavement dangereux des pistes cyclables entre les véhicules en déplacement et ceux en stationnement.
Les travaux sont achevés en 2004. Les propositions de l’A.S.M.M. ont, dans l’ensemble, été retenues. Avec une vitesse moindre la sécurité de chacun y trouve son compte.

Signalisation.

Elle a été rénovée dans l’ensemble de la ville de Sceaux sous les deux mandats. L’A.S.M.M. avait mis l’accent sur nos besoins dans « le rapport Michel » du printemps 1998. La circulation y est devenue plus aisée pour les personnes ne connaissant pas le quartier.

Stationnement : deux tentatives avortées.

§ Dans le secteur proche de la gare du R.E.R. de Bourg la Reine.

Fin 1998, par lettre aux riverains du secteur concerné, monsieur le maire Ringenbach annonce : « Je vous propose, après avoir consulté les représentants de l’Association Marne-Musiciens, un questionnaire pour permettre aux services techniques municipaux d’établir une proposition de zone verte. »
La consultation ne permet pas une décision consensuelle. Sur 122 réponses retournées à la mairie, 60 se prononcent pour le non, 46 pour le oui et 16 pour le oui mais.
Le statut quo est maintenu. L’A.S.M.M. veille depuis lors à l’évolution des positions de chacun.

§ Avenue Jean Jaurès : parc de stationnement des Gémeaux ?

C’est une réalité qui avait été dénoncée par l’Association au moment de la « réhabilitation » du théâtre des Gémeaux et de la vente par la municipalité du parc de 82 places situé en face de l’édifice et devenu immeuble.

La Mairie adresse à l’Association trois propositions avec plans. Le dossier est étudié, le 17 mai 2000, par un groupe de travail ouvert à tous les résidents de l’avenue. Un seul projet ne recueille qu’un avis favorable ; les autres sont rejetés à l’unanimité.
On en est resté là mais le désir perdure à l’A.S.M.M. de mettre un terme au désordre.

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Au terme de ce parcours quelques réflexions appellent notre attention.

La totalité des activités embrassées par l’Association n’a pu être abordée. Il est des plages qui sont à peine entrevues, tel le long travail accompli pendant plus de dix ans, par l’un des nôtres monsieur Pierre Polin, dans le cadre de la Z.P.P.A.U.P. Il s’y est investi dès l’ouverture de cette mission par la Mairie aux côtés des représentants d’autres associations scéennes. Participant à des réunions, parcourant la ville appareil photographique en mains, il a recensé et étudié le patrimoine immobilier de Sceaux. La Z.P.P.A.U.P. est inaboutie en 2006. Quel que soit son devenir, il existe un dossier épais et très documenté, référence de premier plan pour qui voudra, à l’avenir, se pencher sur le patrimoine immobilier scéen dans les années 1990. L’Association exprime ici sa gratitude à monsieur Polin.

D’autres tâches sont passées sous silence, tels les multiples engagements survenus au fil des ans : réunions en mairie, commissions extra-municipales, rencontres inter associations...telles son hostilité à l’implantation d’un « Mac Donald » en centre ville, telle sa très grande réserve exprimée sur le projet de constructions en centre ville sur l’emplacement du monument de Gaulle…

Il est une réalité qui émerge, celle de la vitalité permanente de l’A.S.M.M., de son potentiel, de sa sérénité. Elle est due à l’attachement indéfectible que lui ont porté et renouvelé tant de foyers adhérents dont peu ont cédé aux sirènes de l’ailleurs prometteur de fabuleux.
Sa crédibilité en a été fortifiée et elle a pu conduire une concertation de qualité qui lui a valu respect et considération. Elle a résisté à l’usure du temps et du dénigrement qui ne lui a pas été épargné.

Le débat avec les décideurs est toujours resté poli et courtois. S’il a dû monter en intensité, comme avec le projet de tennis couverts, il est resté digne et n’a pas dérapé alors que l’intérêt collectif était en jeu.
La patience à l’égard des interlocuteurs l’a emporté sur le harcèlement ; Nous avons su patienter entre l’annonce d’un projet et sa réalisation : pas moins de sept ans pour obtenir de la D.D.E. la mise en place du passage piétons demandé avenue Poincaré au débouché de la rue Albert 1er ! En moyenne deux à trois ans avec la Mairie pour des questions importantes… mais chaque fois nous avons pu en mesurer le profit.
Nous saurons demain encore conserver sang froid et détermination pour débattre, dans l’unité, des projets attendus sur le triangle ouest de notre quartier. Et nous aurons besoin de toutes les énergies.


Quid de l’avenir ?

Chacun doit se préparer à le vivre pleinement en admettant tant une évolution progressive que des changements plus rapides.. On ne saurait arrêter le temps ni le besoin de renouvellement de l’A.S.M.M..
Elle en appelle à la vigilance de ses adhérents et à leur engagement, à tous ceux qui, depuis une décennie, se sont installés dans le quartier Marne-Musiciens, à ceux qui arrivent chaque année. Tous ces nouveaux scéens ont justement choisi là un cadre de vie agréable où le calme et la convivialité ont perduré, où l’immobilier n’a aucune démesure. Qu’ils en soient félicités.
Au maintien de ces qualités l’Association Sceaux Marne-Musiciens a œuvré avec succès depuis seize ans et elle a sa part.

Nous adressant à eux, nous leur disons que rien n’est définitivement acquis. Qu’ils nous rejoignent avec le sentiment de nous apporter un nouvel élan, avec de nouveaux projets et la volonté de les faire aboutir. Nous ne serons que plus forts pour nous faire entendre.
Avec eux nous avons le sentiment que l’Association se maintiendra très haut, plus haut même, pour continuer à défendre le quartier Marne-Musiciens, encore menacé.

Une note d’espoir, nous arrive du renouvellement du conseil d’administration en 2006. Il a été une réussite et, déjà, nous nous sentons plus efficaces. Continuons et gardons bien tous dans notre esprit que le quartier Marne-Musiciens, de la rue Saint-Saëns à la gare de Sceaux est une unité « dont l’homogénéité urbaine mérite d’être sauvegardée » et que la priorité de l’A.S.M.M. est de le maintenir avec l’aide et la volonté de tous.
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ANNEXE 1

1990

MEMBRES DU PREMIER CONSEIL D’ADMINISTRATION.

Madame BOURLY……….. ; 38 rue de la Marne.

Madame CHEVRIER……. 49 rue de l’Yser.

Madame FLEURY…….. 45 rue de l’Yser.

Monsieur ALLANIC……… 5 rue Albert 1er.

Monsieur CHAMBON……. 9 rue de Bagneux
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Monsieur DELONG…… … 1 rue Berlioz.

Monsieur GILBERT…… … 35bis rue de l’Yser.

Monsieur GOUGE………… 7 rue Albert 1er.

Monsieur LANXADE … … 3 avenue Jean Jaurès.

Monsieur LIARD ……… … 41 rue de la Marne.

Monsieur MICHEL……… 31 rue de la Marne.

Monsieur MONACO……. 16 rue de la Marne.

Monsieur PALFRAY……. .. 2 rue Jean-Joseph Mouret.

Monsieur ROCQUEMONT… 33 rue de la Marne.

Monsieur SAINT M’LEUX… 17 rue Mozart.


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